LE MANAGER

De l'ombre à la lumière

Né en 1957 à Lyon de parents artisans encadreur, Christian Lombardet bercé dans un milieu artistique, passe toute sa jeunesse en Rhône-Alpes.

A l'âge de 18 ans, il part à la découverte du continent africain. Autre rythme, autre culture, il trouve dans cette terre d'accueil une fertilité d'âme qui ne demande qu'à s'exprimer. Ce qui était au départ un voyage initiatique, devient très vite un eldorado pour ce jeune français. Alors que d'autres auraient décidé de rentrer en France poursuivre leurs études après ce dépaysement touristique, lui préfère rester en Côte d'Ivoire pour se former à l'intelligence du bon sens.

"L'Afrique a été mon université, les africains m'ont appris l'intelligence du bon sens, cette soif d'apprendre, d'entreprendre." Pendant dix ans, il conduit une première expérience industrielle et professionnelle à la tête d'une micro-entreprise fabriquant des bâtons de crème glacée à partir d'une simple bille de bois puis il met en route et fait fonctionner une usine de tissus enduits réalisant des toiles à bâche, du simili-cuir. La volonté de transformer, modeler ne le quittera plus. Il peut désormais rentrer au pays affronter le capitalisme français lui, qui d'une bille de bois a fait vivre de nombreuses familles.

En décembre 1986, de retour en France, il reprend en Vendée une fabrique d'articles funéraires en granit, en tant qu'actionnaire minoritaire et dirigeant opérationnel. Pas facile de s'intégrer dans un autre monde, une autre culture, où tous les intervenants sont les successeurs de leur père avec une hiérarchie bien établie. L'activité de ce marché semble figée et pour cause, toute nouveauté peut être soupçonnée d'excentricité. Mais c'était sans compter l'humaniste pratiquant qu'il est. "Par une importante créativité avec un regard neuf, par un management participatif, la société connaît un bon développement."

Le retour sur la terre patrie est réussi et ce grâce à son expérience africaine, qui lui a appris "à s'adapter à toute situation, à prendre du recul, à toujours trouver la solution." Il ne lui reste plus qu'à devenir indépendant pour être seul décisionnaire. "Mon objectif, mon rêve, devenir indépendant, majoritaire, dans un secteur d'activité qui soit plus en accord avec mes attentes personnelles. La rencontre avec Roger Pradier en 2002 correspondait à 100% à mon cahier des charges.

  • Une entreprise à dimensions humaines.
  • Un savoir-faire important.
  • Un secteur d'activité laissant part à la création."

"Tout en ayant changé de secteur d'activité, je n'ai pas changé de métier, animer des hommes, créer des nouveaux produits, étonner, surprendre à chaque salon, la vraie récompense, c'est d'observer le comportement des visiteurs !!!"

"Avec Roger Pradier et rp design, mon ambition est de rattraper le temps perdu, c'est que Grumo, Equix, Picto... deviennent la Place des Vosges du troisième millénaire."