Historique

1910 à 1960

Fondation et essor de la marque

Tout a commencé en 1910, à Paris dans le 20e arrondissement, avec Edouard-Jean Pradier fondateur d'une fabrique de lanternes et d'articles d'hydrothérapie au 31, rue Piat. Il fournit, les villes, la compagnie des chemins de fer, la marine et l'aviation, les commanditaires de l'époque.

Mobilisé quelques années plus tard pour défendre sa patrie, il revient gravement blessé de la grande Guerre. Il décide alors de confier les rennes de son entreprise à ses deux jeunes fils Maxime et Roger qui se partageront l'activité de la société.

Maxime conservera l'essentiel des marchés publics et se tournera vers le fer forgé alors en vogue.

Roger, quant à lui, approvisionne quelques temps encore l'Etat et décide surtout de partir à la conquête d'une nouvelle clientèle, dans le domaine privatif, en proposant aux particuliers d'illuminer leur propriété. Il en deviendra très vite le principal pourvoyeur.

L'engouement est immédiat et la fabrique paternelle qu'il avait reprise devient trop exigue. En 1928, il déménage au 7 villa Laforgue dans le 19e arrondissement, métro Botzaris et garde le nom de Jean Pradier pour exploiter ce qu'il considère être l'avenir de sa famille.

Victime de son succès, il est contraint une fois de plus de déplacer l'usine par manque d'espace. Il l'installe à Asnières derrière la maison familiale en 1955. C'est d'ailleurs à cet endroit, dans la fabrique au milieu des ouvriers, qu'il passe le plus clair de son temps. Il réfléchit à de nouvelles lignes de luminaires et teste des solutions d'éclairage, pouvant répondre aux besoins de ses contemporains. Tandis que sa femme soutient son action avec l'ouverture près des bureaux d'une petite boutique de décoration, suggérant des idées d'aménagement aux clients.

1960 à 1990

Avec la relève, l'exportation

Le commerce des luminaires de plus en plus florissant oblige notre entrepreneur à transférer dans l'Oise une partie de la production. Cette solution temporaire devint très vite ingérable avec le va-etvient incessant entre les deux sites.

Roger Pradier, vaillant quinquagénaire , décide de délocaliser complètement la société et s'implante en 1963 au bord de la Nationale 20, à mi-chemin entre Paris et sa région natale la Dordogne, plus exactement à Graçay dans l'Indre Sa femme, ses trois enfants et ses plus fidèles salariés s'engagent à ses côtés dans cette nouvelle aventure. Chacun s'implique et se spécialise dans un domaine pour reconstituer autour du patriarche l'équipe gagnante de ses débuts. Madame Pradier gère le magasin comme à Asnières et profite de la forte fréquentation d'un des principaux axes routiers de l'époque pour assurer la publicité de l'enseigne.

Le site de Graçay contrairement aux précécents lieux de production, possède une visibilité stratégique qui assoit définitivement la marque. Cependant, il ne correspond plus à l'image de modernité que la famille a toujours voulu afficher.

En 1970, Roger Pradier père fait construitre à l'entrée sud de Châteauroux, sur la commune de St Maur toujours au bord de la Nationale, ce qui est encore aujourd'hui, le siège et site de fabrication de Roger Pradier, créateur d'éclairage extérieur. Le père continue d'épauler son fils de 28 ans qui reprendra la direction officiellement dans les années 80.
Entre 1975 et 1980, une partie de l'activité sera maintenue à Graçay, le temps de faire connaître la dernière adresse de la société.

Avec la jeune génération et une usine flambant neuve, l'éclairagiste peut maintenant s'attaquer au marché international. Fleuron de l'éclairage extérieur haut de gamme en France, le PDG est invité en 1984 par le gouvernement de Madame Edith Cresson, à se rendre à New York, avec toute une délégation d'entreprises françaises chargée de présenter leur savoir-faire.

L'engouement ne viendra pourtant pas des Etats-Unis comme on aurait pu le supposer mais du Proche, Moyen et Extrême-Orient avec le Maroc, Les Emirats, Singapour, Hong-Kong, ... Les luminaires ornent les sites les plus prestigieux, le classicisme français et "l'imagerie d'Epinal" qu'il véhicule, s'exporte bien.

La qualité possède un langage universel par-delà les frontières, la famille Pradier l'a toujours su. L'amour du travail bien fait, l'exigence au service de l'ornement, a guidé leurs pas. Leur philosophie fut celle d'une époque révolue qui aujourd'hui encore force l'admiration et fait des émules.

1990 à aujourd'hui

Rachat et nouvelles orientations

Roger Pradier junior hérite avec ses deux sœurs du capital de la société. Il rachète leurs parts et décide de céder ce patrimoine industriel qui lui est cher pour s'engager comme son père l'avait fait avant lui dans une aventure plus personnelle.

De 2003 à 2017, Christian Lombardet se porte acquéreur de la société auprès de la famille fondatrice. Pendant 14 ans, cet entrepreneur a mené avec succès une stratégie résolument tournée vers la créativité.

Les collections lancées sous son impulsion ont permis d’équilibrer les gammes classiques, datant des origines, et les gammes contemporaines dessinées par le directeur artistique, Stéphane Joyeux, ou par des designers externes, invités à renouveler l’histoire et le style Roger Pradier.

2017, un nouvel élan est donné par l’arrivée du nouveau dirigeant, Tristan De Witte.
Il entend bien entendu poursuivre sur cette voie et révéler tout le potentiel de la marque à l’export où la French Touch, dont Roger Pradier est représentative, a toute sa place. La flexibilité de l’outil de production et la haute technicité de l’équipe Roger Pradier constituent un atout fondamental pour conquérir ces marchés, au sein desquels, la clientèle experte est de plus en plus en quête de différenciation et de personnalisation de produits.